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Chaire Schlumberger pour les sciences mathématiques à l'IHÉS

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­­­­­­­­­­­­­­­­­ ­­IHES­­

Les sources d’inspir­ation des sciences théoriques sont extrêmement variées : de la poursuite, quelquefois sur plusieurs siècles, de problématiques nées directement de questio­ns liées au f­ondement des sciences (comme dans la création des géométries non-euclidiennes) à la formalisation de problèmes mis à jour par la haute technologie (comme les études de sismique ayant donné naissance aux ondelettes), en passant par les interrogations qu’à un certain stade de son développement une science pose à ses voisines (comme l’étude systématique de la non-commutativité en mathématiques stimulée par l’apparition de la mécanique quantique)...
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­L’IHÉS a souhaité explorer d’autres domaines et effectuer des recherches qui nourrissent les réflexions des entreprises de hautes technologies. Il a fait pour cela appel à l’entreprise Schlumberger Ltd, un partenaire de longue date avec qui des liens de confiance et d’estime mutuelle se sont construits au cours des 10 dernières années.


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­ihes­­­
­­Schlumberger est­ une entreprise de haute technologie dont les produits et les services se nourrissent de nombreux domaines scientifiques : la physique, la chimie, la géologie, la géophysique et les mathématiques. Dans beaucoup de ces domaines, la rigueur nécessaire à l’innovation doit s’appuyer sur les connaissances créées à la pointe de la recherche fondamentale. Schlumberger entretient la tradition d’interagir en profondeur avec la communauté universitaire en implantant ses laboratoires dans le voisinage immédiat d’institutions académiques reconnues, tout en développant un intense effort de recherche en interne.
Dans les sciences mathématiques, Schlu­mberger a identifié des perspectives intéressantes dans différents progrès réalisés au cours des dernières décennies. 
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Stéphane Mallat, professeur à ­l'École polytechnique
, a occupé la Chaire Schlumberger pour les sciences mathématiques à l’IHÉS de septe­mbre 2011 à août 2012. Il succèdait à Josselin Garnier, Université Paris VII et George Papanicolaou, Stanford University qui ont occupé la Chaire entre septembre 2010 et février 2011.

Stéphane Mallat est né à Paris, France. Il a obtenu en 1988 son doctorat en génie électrique à l'Université de Pennsylvanie, à Philadelphie.

Il rejoint dès 1988 le Courant Institute of Mathematical Sciences à NYU, où il sera nommé professeur associé en 1994, puis professeur en 1996.

Depuis 1995, il est professeur titulaire au Département de Mathématiques Appliquées de l'École polytechnique à Palaiseau. Il a co-fondé en 2001 une start-up, « LetItWave », qu’il dirigera jusqu’en 2008.

Dr Mallat est un Fellow de l'IEEE et de EURASIP. Il a reçu en 1990 le Signal Processing Society's paper award de l’IEEE, Fellow de la Alfred P. Sloan Foundation en 1993, le Outstanding Achievement Award from the Optical Engineering Society en 1997, le prix Blaise Pascal 1997 en mathématiques appliquées de l'Académie française des sciences, le Grand prix européen IST en 2004, le prix 2004 de l'INIST-CNRS pour les chercheurs français en ingénierie et informatique les plus cités, et le prix EADS 2007 de l'Académie des sciences française.

Ses recherches concernent l'analyse harmonique et les applications au traitement du signal.

Les travaux de Stéphane Mallat à l’IHÉS portent sur la construction de représentations invariantes de fonctions, signaux audios ou d'images, relativement à l'action de groupes de Lie de grande dimension qui expliquent une grande part de variabilité de ces signaux. D'un point de vue mathématique, ceci est en lien avec des questions d'analyse fonctionnelle et avec les invariants sur les groupes de Jauge qui apparaissent en physique mathématique. Du côté des applications, cela concerne les problèmes de classification ou de reconnaissance d'images, de sons et de signaux géophysiques.

L’équipe de Stéphane Mallat collabore avec des groupes qui travaillent sur la physiologie de la perception auditive et visuelle, pour comprendre dans quelle mesure ce type d'outils mathématiques permettrait d'expliquer certaines architectures neuronales.
Cette équipe comprend trois invités étrangers avec qui Stéphane Mallat collabore sur ces recherches : Charles Cadieu (MIT) qui travaille sur la modélisation de la vision, Nir Soren (Tel Aviv University) qui collabore sur le lien avec la physique et Michael Glinsky (CSRIO, Australie) qui  travaille sur des applications en géophysique.

Stéphane Mallat occupera la Chaire Schlumberger à l’IHÉS entre septembre 2011 et septembre 2012.



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