L’Institut des Hautes Études Scientifiques reçoit le plus grand don de ses 57 années d’existence

L’Institut des Hautes Études Scientifiques confirme un don de 7,5 M€ pour sa troisième campagne de levée de fonds ; un don record pour l’Institut.

Communiqué de presse – 9 décembre 2015

L’Institut des Hautes Études Scientifiques (IHÉS) confirme un don de 7,5 M€ pour sa troisième campagne de levée de fonds ; un don record pour l’Institut.

Un engagement exceptionnel en faveur de la recherche fondamentale
Cette promesse de 7,5 M€ témoigne de l’engagement exceptionnel de James H. Simons, Administrateur de l’IHÉS. Avec son épouse Marilyn, la Fondation Simons ainsi que différentes organisations philanthropiques qui leur sont liées, ce sont plus de 21 M€ de dons qu’ils ont alloués à l’IHÉS, un record de générosité international dans le secteur de la recherche.

« La générosité de James, Marilyn et de leurs fondations, a permis de soutenir des aspects centraux de la vie scientifique de l’IHÉS comme le Centre de Conférence Marilyn et James Simons en 2001 ou le lancement du Fonds Simons en biologie en 2007. Leur soutien a par ailleurs été décisif pour réussir deux campagnes internationales de levée de fonds. L’Institut leur en est extrêmement reconnaissant » a déclaré Emmanuel Ullmo, Directeur de l’IHÉS.

Ce don spectaculaire ira renforcer les fonds propres que l’Institut a réussi à se constituer en deux décennies alors que le financement de la recherche fondamentale est de plus en plus contraint. Afin de rendre hommage à cette générosité, une Chaire de professeur permanent en mathématiques portera le nom du couple de donateurs.

Un don inaugural pour la prochaine campagne de l’IHÉS
Cette annonce arrive alors que l’IHÉS vient de réussir un don défi de la Fondation Simons de 5 M€, un an avant la date butoir. « La générosité des Simons a été décisive pour créer les fonds propres de l’Institut, une étape capitale pour se rapprocher de l’indépendance financière de l’IHÉS. Ce nouveau don est également une marque de confiance dans la capacité de l’Institut à rester une référence pour la communauté scientifique » a précisé Marwan Lahoud, président de l’IHÉS. « Au moment où l’Institut se prépare à entrer dans une nouvelle campagne de levée de fonds, c’est très encourageant. »

Ce don ouvre ainsi la voie à la troisième campagne de levée de fonds, aujourd’hui en intense préparation. Cette nouvelle campagne doit permettre à l’IHÉS de poursuivre sa mission au service de la communauté scientifique en maintenant un environnement unique capable d’attirer et de soutenir les plus grands chercheurs.

« L’IHÉS est dédié à la recherche à son plus haut niveau et joue un rôle capital dans la grande chaîne mondiale de la connaissance. Nous sommes fiers de soutenir l’Institut depuis 15 ans et nous sommes déterminés à jouer un rôle dans cette prochaine étape vers l’indépendance financière » a expliqué James H. Simons. « Le montant de notre don est élevé ; tout comme l’ambition de l’Institut. »

Huawei apporte un million d’euros à la fondation de l’Institut des Hautes Etudes Scientifiques pour renforcer la recherche fondamentale et co-organise une conférence sur les Sciences Mathématiques

Huawei, fournisseur global de solutions dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC), annonce un don d’un million d’euros à la fondation de l’Institut des Hautes Etudes Scientifiques (IHES), ainsi que le programme de la première conférence Huawei/IHES sur les Sciences Mathématiques.

Communiqué de presse – 5 mai 2015

Huawei, fournisseur global de solutions dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC), annonce un don d’un million d’euros à la fondation de l’Institut des Hautes Etudes Scientifiques (IHES), ainsi que le programme de la première conférence Huawei/IHES sur les Sciences Mathématiques.

Un don d’un million d’euros pour favoriser la recherche fondamentale en mathématiques et physique théorique en France
La fondation IHES a pour mission d’encourager la recherche fondamentale en mathématiques, physique théorique, et toutes les disciplines qui y sont liées. Au cœur des activités de recherches de l’Institut, le programme de visites des chercheurs attire chaque année en France et pour plusieurs mois quelque deux cents scientifiques du monde entier qui peuvent faire avancer leurs projets de recherches. Ce programme représente environ la moitié du budget opérationnel de l’Institut.
Huawei a toujours considéré la recherche comme un élément essentiel pour le développement des technologies et des innovations inhérentes aux exigences du marché des TIC. Ce don s’inscrit dans le cadre du plan d’investissement, dédié à la R&D, engagé par Huawei en Europe et plus particulièrement en France, afin de soutenir la recherche et la technologie au plus près de l’excellence locale pour ensuite la faire rayonner au niveau mondial.
Conformément à son projet d’implantation au sein de l’écosystème local visant à contribuer à son développement, Huawei construit des partenariats structurants avec des acteurs clés de l’attractivité et du rayonnement français. C’est pourquoi Huawei a décidé de renouveler son soutien à l’IHES en amenant le « Fonds Huawei » existant à un niveau de maturité permettant l’accueil de mathématiciens sur des séjours plus longs et plus fructueux, soit un minimum de neuf mois de visite par an. Cette contribution financière viendra renforcer l’actuel fonds initié en 2010, s’élevant à 250 000 euros.
Ce don d’un montant global de 1250000 euros au capital de la fondation IHES permettra un financement à perpétuité, puisque les intérêts afférents serviront à financer le programme de visites des chercheurs français et internationaux.

Une conférence Huawei-IHES sur les Sciences Mathématiques
Une fois par an, les chercheurs de Huawei et de l’IHES organiseront une conférence afin de se rencontrer et de discuter de l’avancée de la recherche au sein de l’Institut.
La première conférence conjointe a lieu ce jour, au sein de l’IHES, au centre de conférence Marilyn et James Simons à Bures-sur-Yvette (91440).

Au programme de cette conférence :
10-11h Cédric Villani (IHP) Of triangles, gases, prices and men
11h30-12h30 Francis Bach (INRIA) Machine learning and optimization for massive data
12h30-14h Déjeuner
14h-15h Mérouane Debbah (Huawei) Random Matrices for 5G: From Shannon to Wiener
15h-16h Stéphane Mallat Apprentissage par invariants en grande dimension : de l’image ou de la musique à la chimie quantique
16h30-17h30 Table Ronde “Mathematics and ICT”

M. Karl Song, Directeur Général de Huawei France, a déclaré : « Nous sommes fiers d’apporter notre soutien financier à l’IHES qui, grâce à son dynamisme et son expertise, accueille de nombreuses initiatives afin de faire avancer la recherche fondamentale. Les valeurs véhiculées par l’IHES sont également celles que Huawei place au cœur de son activité et son développement, les disciplines de mathématique et physique ayant une importance toute particulière pour l’avenir des nouvelles technologies et la formation de la nouvelle génération de chercheurs. Nous sommes très heureux de pouvoir soutenir ainsi la recherche tant en France qu’au niveau mondial. »

Prof. Emmanuel Ullmo, Directeur de l’IHES : « Le programme de recherche de Huawei en France est remarquablement ambitieux et ce nouveau don illustre l’engagement de Huawei pour les sciences les plus fondamentales. Je me réjouis de ce partenariat et des possibilités d’échanges scientifiques qui ne manqueront pas de l’accompagner. »

Percée théorique décisive pour détecter les ondes gravitationnelles

Combinant approche analytique et calcul numérique, une équipe internationale a permis d’obtenir une description précise des ondes gravitationnelles émises par les dernières orbites de systèmes binaires d’étoiles à neutrons. Ce nouveau résultat pourrait avoir un impact astronomique décisif et permettre aux grands détecteurs LIGO et Virgo d’observer ces ondes.

Communiqué de presse – 27 avril 2015

Combinant approche analytique et calcul numérique, une équipe internationale a permis d’obtenir une description précise des ondes gravitationnelles émises par les dernières orbites de systèmes binaires d’étoiles à neutrons. Ce nouveau résultat pourrait avoir un impact astronomique décisif et permettre aux grands détecteurs LIGO et Virgo d’observer ces ondes.

Les ondes gravitationnelles, une des prédictions les plus caractéristiques de la théorie de la Relativité Générale.
En 1915, Albert Einstein finalisait sa théorie de la Relativité Générale dans laquelle l’Espace est semblable à un milieu élastique, déformé par la matière. Dès l’année suivante, il montre que cette déformation se propage, à la vitesse de la lumière, sous forme d’ondes, dites « ondes gravitationnelles ». Un système de deux étoiles orbitant l’une autour de l’autre est une source de ces ondes.

Des ondes indétectables jusqu’à présent
Les ondes gravitationnelles émises, à plus de 600 millions d’années lumière, par un système de deux étoiles à neutrons arrivent sur Terre avec une amplitude tellement faible (10-22) qu’il est indispensable de disposer d’un modèle théorique extrêmement précis de leur forme pour pouvoir les reconnaître au milieu du bruit du détecteur. Alors que les interféromètres géants LIGO (États-Unis) et Virgo (Franco-italien) viennent d’être remis en activité après avoir bénéficié d’une amélioration de leur sensibilité, cette avancée théorique pourrait permettre de détecter enfin les ondes gravitationnelles émises lors de la fusion d’un système de deux étoiles à neutrons.

Une équipe d’Européens aux méthodes de calcul complémentaires
Sebastiano Bernuzzi (CalTech, Université de Parme) et Tim Dietrich (Université de Iéna) sont deux jeunes spécialistes de la résolution des équations d’Einstein au moyen de super-ordinateurs. Thibault Damour et Alessandro Nagar (Institut des Hautes Études Scientifiques) ont mis au point une description analytique (dite méthode Effective One Body) du mouvement orbital et de l’émission d’ondes gravitationnelles par divers systèmes binaires d’étoiles mortes (trous noirs, étoiles à neutrons). En comparant les meilleures simulations numériques actuelles de deux étoiles à neutrons à la meilleure représentation analytique disponible, l’équipe à réussi à décrire avec précision le signal gravitationnel jusqu’au moment où les deux étoiles à neutrons deviennent si proches l’une de l’autre qu’elles fusionnent. Ce résultat vient d’être publié par la prestigieuse revue Physical Review Letters (PRL 114, 161103, 23 avril 2015).