Laure Saint-Raymond, professeure permanente depuis 2021 - IHES
portrait de Laure Saint-Raymond

Laure Saint-Raymond, mathématicienne

Professeure permanente depuis 2021

Les travaux de Laure Saint-Raymond portent principalement sur l’analyse asymptotique de systèmes d’équations aux dérivées partielles, en particulier ceux gouvernant la dynamique des gaz, des plasmas ou des fluides.

Laure Saint-Raymond a intégré l’École normale supérieure en 1994. Durant sa scolarité, elle a obtenu un DEA d’analyse numérique à l’université Paris VI et un autre de physique des plasmas à l’université de Versailles‑Saint‑Quentin, ainsi que l’agrégation de mathématiques. Elle a ensuite fait une thèse au département de mathématique et applications de l’ENS sous la direction du mathématicien François Golse, sur la théorie cinétique des gaz. Elle a été recrutée comme chargée de recherches au CNRS en 2000. Elle a ensuite été nommée professeure à l’université de Paris VI en 2002. Mise à disposition de l’École normale supérieure à partir de 2007, elle y a dirigé l’équipe d’analyse avant d’y prendre la direction des études du département de mathématique. Elle a été élue membre de l’Académie des sciences en 2013, où, depuis, elle participe régulièrement à des groupes de réflexion notamment sur la diffusion du savoir. Laure Saint-Raymond est devenue membre junior de l’Institut universitaire de France en 2015, après avoir effectué une année sabbatique aux États‑Unis, à l’invitation conjointe de l’université de Harvard et au MIT. En 2016, elle a obtenu une mutation à l’École normale supérieure de Lyon en tant que professeure des universités avec le projet d’y développer des liens forts entre les mathématiques et la physique.

Les travaux de Laure Saint‑Raymond portent principalement sur l’analyse asymptotique de systèmes d’équations aux dérivées partielles, en particulier ceux gouvernant la dynamique des gaz, des plasmas ou des fluides. Elle a notamment apporté des contributions fondamentales au sixième problème de Hilbert concernant l’axiomatisation de la mécanique, un des 23 problèmes proposés par David Hilbert au congrès international de mathématiques de 1900, non résolu encore à ce jour. Avec différents collaborateurs, elle a montré qu’il existe une transition continue entre les modèles de la physique statistique hors d’équilibre et les équations de la mécanique des fluides, et plus récemment elle a étudié la validité de ces modèles statistiques en se basant sur la mécanique de Newton. En parallèle, elle travaille sur les modèles de mécanique des fluides qui décrivent les courants océaniques, elle étudie notamment l’influence de la rotation et de la stratification sur la propagation des ondes et les phénomènes de couches limites.

Prix de la Société européenne de Mathématiques (2008)
Prix Ruth Lyttle Satter, Société américaine de Mathématiques (2009)
Prix Joliot-Curie "Jeune femme scientifique", Académie des Sciences et Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (2011)
Membre de l'Académie des Sciences de Paris (2013)
Membre de l'Academia Europaea (2014)
Membre junior de l'Institut Universitaire de France (2015)
Prix Fermat, région Midi-Pyrénées (2015)
Membre de l'Académie européenne des Sciences
Prix Bôcher, Société américaine de Mathématiques (2020)

Vidéos

Voir tous les professeurs