L’IHES se dote d’un tableau numérique - IHES
Le nouveau tableau numérique IHES

L’IHES se dote d’un tableau numérique

Le monde des mathématiques est un univers abstrait et, à différence d’autres scientifiques qui doivent recourir à des expériences, nécessitant des équipements parfois très pointus, les mathématiciens ne disposent que de la force de leurs raisonnements pour construire les démonstrations rigoureuses de leurs théorèmes.

C’est alors que le tableau devient un instrument indispensable : une surface sur laquelle les mathématiciens peuvent matérialiser leurs idées et les partager avec leurs collaborateurs, pour s’entraider à choisir les chemins les plus prometteurs et à détecter les failles dans leurs arguments. Et si une idée ne marche pas, ce n’est pas bien grave : ce qui s’écrit au tableau peut vite être effacé, et on recommence.

À l’IHES nous connaissons l’importance du rôle des tableaux, mis à l’honneur. Ils recouvrent les murs des bureaux, des salles partagées et les endroits où les chercheurs et chercheuses ont normalement l’habitude de se croiser : à côté de la machine à café, dans le salon de thé, en face de bancs au soleil à l’extérieur. Il s’agit de tableaux noirs car l’écriture à la craie est bien souvent privilégiée par la communauté mathématique.

Et pour effacer ? Un coup de brosse et c’est fait ! Sauf que parfois la poussière est telle, que pour l’enlever il vaut mieux se faire aider par une machine.

Cleaner for erasers

Découvrez en images pourquoi les mathématiciens et les physiciens théoriciens de l’IHES aiment tant passer au tableau :

 

Le dernier tableau arrivé à l’IHES fait exception : il s’agit d’un tableau numérique. Un grand écran accroché au mur, sur lequel on peut écrire à l’aide d’un stylet. Le premier tableau de ce type présent à l’Institut était dédié à la salle de réunions, permettant notamment d’y tenir des visio-conférences, mais celui-ci est vraiment un outil qui vient compléter la gamme de tableaux mis à disposition de nos scientifiques. Si les tableaux noirs restent généralement l’outil privilégié des mathématiciens, en cette période de distanciation sociale et de réunions en ligne, ce nouvel outil s’est fait immédiatement de nombreux adeptes à l’Institut. Ce tableau permet d’enregistrer ses notes et de les partager avec ses collaborateurs, ou encore de traduire instantanément des formules écrites à la main en code lateX, prêt pour intégrer le prochain article. Maxim Kontsevich, professeur permanent à l’IHES depuis 1995 et médaille Fields 1998, en est un grand usager : il explique les atouts de ce nouvel équipement dans la vidéo ci-dessous.