« Femmes et sciences fondamentales », l’édition 2021 du gala de Friends of IHES
L'édition 2021 du gala de Friends of IHES aura lieu le 16 novembre et sera consacrée au thème « Femmes et sciences fondamentales ».
L’édition 2021 du gala de Friends of IHES aura lieu le 16 novembre et sera consacrée au thème « Femmes et sciences fondamentales ».
Cette année, le gala prendra un format hybride. Nous proposerons un événement virtuel, comprenant des séquences préenregistrées ainsi que des discours en direct et, si le contexte sanitaire le permet, un nombre réduit de participants pourront profiter du gala en présentiel au Consulat de France de NYC.
Les femmes sont encore très minoritaires dans les sciences et les mathématiques et il reste beaucoup à faire pour assurer l’égalité des femmes dans ces domaines, notamment à l’IHES, où l’année 2021 marque l’arrivée de Laure Saint-Raymond en tant que professeure permanente. Elle sera la première femme à occuper un tel poste à l’Institut. À travers ce gala, l’IHES souhaite avoir un impact de long terme sur cette question et mettre en place des actions pour améliorer et favoriser une meilleure représentation des femmes au sein de l’Institut.
Cet événement sera l’occasion de célébrer les femmes de l’IHES ainsi que des personnalités féminines de premier plan dans les domaines de la technologie, de la finance et des sciences. Tout en rendant hommage à leurs réalisations, nous apprendrons de leurs expériences et de leurs idées sur la manière de rendre les secteurs de la technologie, de la science et des affaires plus inclusifs.
L’invitée d’honneur du gala de cette année sera Marilyn Simons, cofondatrice de la Fondation Simons, dont la mission est de repousser les frontières de la recherche en mathématiques et en sciences fondamentales. Par son engagement extraordinaire en tant que philanthrope et présidente de la Fondation Simons (1994-2021), Marilyn Simons a énormément contribué au développement de la science fondamentale et de ses applications au cours des 25 dernières années.
Pour acheter votre billet et en savoir plus, consultez le site web du gala.
L’IHES se développe… durablement !
Un vaste plan de rénovation a été mis en place pour améliorer les infrastructures de l'IHES dans une perspective de développement durable.
Des chercheurs venant du monde entier arrivent tous les ans à l’IHES pour profiter de son cadre de travail exceptionnel. Les accueillir dans des conditions optimales en leur permettant de se consacrer pleinement à leurs travaux est au cœur de la mission de l’Institut.
Depuis son installation à Bures-sur-Yvette, l’IHES n’a cessé d’améliorer ses infrastructures qui comprennent les bâtiments consacrés à l’activité scientifique, qui se trouvent à Bois Marie, mais aussi les logements de la résidence de l’Ormaille dont l’Institut s’est doté pour héberger ses chercheurs sur place.
À partir des années 2000, un vaste plan de rénovation a été mis en place grâce, entre autres, au soutien du Conseil Régional d’Ile-de-France et à celui, décisif, de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) qui a aidé à créer un « fonds infrastructures » dans les fonds propres.
Les actions mises en place depuis s’inscrivent dans une stratégie globale de développement durable qui consiste notamment à améliorer l’isolation des bâtiments, ainsi qu’à opter pour des systèmes de chauffage et d’éclairage plus efficients dans les bureaux, les salles de conférences et les logements. Tout l’éclairage extérieur de l’Ormaille a également été converti en LED.
Plus récemment, dans le cadre du Plan de relance, l’Institut a obtenu un financement de 785k€ de la part du Ministère de l’économie, des finances et de la relance pour la rénovation de 6 des 18 studios de l’un des immeubles de la résidence de l’Ormaille. Les mesures envisagées auront pour effet une importante diminution de l’impact environnemental de ces logements, grâce à une réduction de la consommation énergétique de 60%, selon ce qui a été calculé par l’équipe de maîtrise d’œuvre à laquelle l’IHES a fait appel pour remplir ses objectifs d’amélioration des studios. Concrètement, les logements passeront de la classe D à la classe B pour l’étiquette énergie, et de la classe F à la classe D pour l’étiquette carbone.
Ces actions font partie d’un ambitieux programme de réhabilitation du grand immeuble de l’Ormaille sur six ans, auquel s’est associé le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et qui porte sur l’amélioration de la performance énergétique du bâtiment (isolation, menuiseries extérieures, étanchéité à l’air) et des équipements techniques (ventilation, production distribution et émission de chauffage, d’eau chaude sanitaire, d’électricité à demeure) ainsi que sur la réfection intérieure des logements.
Le nombre de visiteurs s’étant vu réduit depuis l’an dernier en raison de la situation sanitaire mondiale, cela a permis à l’Institut d’accélérer ces projets. De nombreux travaux ont ainsi été effectués depuis le printemps 2020.
Les bénéfices seront multiples : une optimisation des coûts de fonctionnement, une modernisation qui permet à l’Institut de s’inscrire dans une stratégie de développement durable et des conditions d’accueil des chercheurs encore améliorées. Cela contribue à renforcer l’attractivité de l’Institut, ainsi que celle de ses partenaires dans la région, en particulier l’Université Paris-Saclay, qui utilise 6 des 57 logements de l’Ormaille.
L’IHES se dote d’un tableau numérique
Le dernier tableau arrivé à l'IHES est différent des tableau noirs que nous avons l'habitude de voir à l'Institut : il s'agit d'un tableau numérique.
Le monde des mathématiques est un univers abstrait et, à différence d’autres scientifiques qui doivent recourir à des expériences, nécessitant des équipements parfois très pointus, les mathématiciens ne disposent que de la force de leurs raisonnements pour construire les démonstrations rigoureuses de leurs théorèmes.
C’est alors que le tableau devient un instrument indispensable : une surface sur laquelle les mathématiciens peuvent matérialiser leurs idées et les partager avec leurs collaborateurs, pour s’entraider à choisir les chemins les plus prometteurs et à détecter les failles dans leurs arguments. Et si une idée ne marche pas, ce n’est pas bien grave : ce qui s’écrit au tableau peut vite être effacé, et on recommence.
À l’IHES nous connaissons l’importance du rôle des tableaux, mis à l’honneur. Ils recouvrent les murs des bureaux, des salles partagées et les endroits où les chercheurs et chercheuses ont normalement l’habitude de se croiser : à côté de la machine à café, dans le salon de thé, en face de bancs au soleil à l’extérieur. Il s’agit de tableaux noirs car l’écriture à la craie est bien souvent privilégiée par la communauté mathématique.
Et pour effacer ? Un coup de brosse et c’est fait ! Sauf que parfois la poussière est telle, que pour l’enlever il vaut mieux se faire aider par une machine.
Découvrez en images pourquoi les mathématiciens et les physiciens théoriciens de l’IHES aiment tant passer au tableau :
Le dernier tableau arrivé à l’IHES fait exception : il s’agit d’un tableau numérique. Un grand écran accroché au mur, sur lequel on peut écrire à l’aide d’un stylet. Le premier tableau de ce type présent à l’Institut était dédié à la salle de réunions, permettant notamment d’y tenir des visio-conférences, mais celui-ci est vraiment un outil qui vient compléter la gamme de tableaux mis à disposition de nos scientifiques. Si les tableaux noirs restent généralement l’outil privilégié des mathématiciens, en cette période de distanciation sociale et de réunions en ligne, ce nouvel outil s’est fait immédiatement de nombreux adeptes à l’Institut. Ce tableau permet d’enregistrer ses notes et de les partager avec ses collaborateurs, ou encore de traduire instantanément des formules écrites à la main en code lateX, prêt pour intégrer le prochain article. Maxim Kontsevich, professeur permanent à l’IHES depuis 1995 et médaille Fields 1998, en est un grand usager : il explique les atouts de ce nouvel équipement dans la vidéo ci-dessous.
Les découvertes récentes de Robert Penner pourraient aider à identifier des cibles antivirales résistantes aux mutations
Robert Penner, titulaire de la chaire René Thom à l'IHES, a poursuivi son étude sur le SARS CoV-2, le virus qui provoque le Covid, et il a analysé les mutations anglaise, sud-africaine et brésilienne, qui se propagent actuellement dans le monde entier.
Robert Penner, titulaire de la chaire René Thom à l’IHES, a poursuivi son étude sur le SARS CoV-2, le virus qui provoque le Covid. Dans le cadre de travaux récents [1], il a analysé les mutations anglaise, sud-africaine et brésilienne, qui se propagent actuellement dans le monde entier. Ses méthodes permettent de prédire l’énergie libre de la structure centrale de la protéine, en anglais « backbone free enegy » (BFE), qui est une mesure de l’énergie chimique associée à une certaine partie d’une protéine. Il a montré que cette mesure peut aider à prédire les régions plus à même de se réorganiser, en se basant uniquement sur la géométrie d’une protéine. La méthode a été appliquée à la glycoprotéine de pointe du SARS CoV-2, qui est la cible de tous les vaccins approuvés jusqu’à présent en France ou aux États-Unis, avec une attention particulière aux régions protéiques qui ont muté dans les variants concernés, qui sont maintenant prédominants dans de nombreuses régions françaises par exemple.
Plusieurs résultats clés ont été obtenus, notamment le fait que 11 des 19 résidus d’acides aminés mutés (dont 18 figurent sur l’image) sont soit dépourvus de liaisons hydrogène, soit se trouvent dans des régions désorganisées de la protéine, ce qui donne un indice sur les endroits où de futures mutations risquent de se produire. Ce point est essentiel pour la poursuite du développement des vaccins, car il faut que ceux-ci restent efficaces alors même que les virus continuent de muter, en particulier contre le SARS CoV-2, mais ceci est vrai en général contre le « prochain virus X ». Un autre aspect nouveau introduit par ce travail est la prédiction de la fonction probable de plusieurs des 8 autres acides aminés mutés, telle qu’elle est déduite du comportement de la BFE avec une acidité variable. Cette technique n’est possible que depuis peu en raison de la disponibilité des structures protéiques découvertes grâce aux percées expérimentales de la cryo-microscopie électronique, qui permet désormais d’imager les protéines de pointe à une résolution presque atomique à différentes acidités.
Sites mutés de la glycoprotéine de pointe du SARS CoV-2 pour les variants d’intérêt. Les résidus marqués en jaune, marron et vert correspondent respectivement aux mutations anglaise, brésilienne et sud-africaine, avec les résidus couleur olive, le 417 et le 484, communs aux deux dernières, les résidus 501 et 614 en noir, commun à toutes les trois et en rouge/bleu les sites actif/passifs d’intérêt.
Les travaux antérieurs de Robert Penner avaient identifié 5 sites actifs dans la glycoprotéine de pointe comme possibles cibles de vaccins ou de médicaments. Ces sites étaient prometteurs en raison de leur important BFE, conservé dans toutes les protéines de pointe de coronavirus humains (illustrés en rouge dans la figure). Cependant, ces sites ne peuvent pas être ciblés en utilisant les méthodes d’ARNm ou de vecteur viral des vaccins actuels basés sur les acides nucléiques, car la géométrie des régions à grand BFE est trop labile pour survivre à la réponse du système immunitaire. Le dernier article de Penner fait état de sites passifs voisins à faible BFE (illustrés en bleu dans la figure), qui constituent des cibles prometteuses pour les vaccins à base d’acides nucléiques. De plus, Penner soutient que ces sites ne sont pas susceptibles de muter à l’avenir en raison de l’absence de pressions évolutives, un constat qui s’applique non seulement au SARS CoV-2 mais aussi au virus X. Une autre raison pour laquelle les sites comme ceux-ci sont cruciaux à cibler est que l’augmentation de la morbidité de la maladie indique l’insuffisance de la réponse immunitaire naturelle à la pointe dans son intégralité. La Science doit se montrer plus maligne que la Nature, que ce soit pour le futur Covid ou pour le virus X.
Robert Penner est en communication avec des spécialistes de l’Institut Pasteur et avec l’équipe de développement de vaccins de Moderna, qui ont contribué à orienter les travaux ci-dessus.
[1] Penner, Robert. « Antiviral Resistance against Viral Mutation: Praxis and Policy for SARS-CoV-2 » Computational and Mathematical Biophysics, vol. 9, no. 1, 2021, pp. 81-89. https://doi.org/10.1515/cmb-2020-0119
Thibault Damour lauréat de la médaille Galileo Galilei 2021
Thibault Damour, professeur permanent à l'IHES depuis 1989, est l'un des trois lauréats de la médaille Galileo Galilei, avec les physiciens Alessandra Buonanno et Frans Pretorius.
Thibault Damour, professeur permanent à l’IHES depuis 1989, est l’un des trois lauréats de la médaille Galileo Galilei, avec les physiciens Alessandra Buonanno et Frans Pretorius « pour la compréhension fondamentale des sources d’ondes gravitationnelles par des techniques analytiques et numériques complémentaires, permettant des prédictions qui ont été confirmées par les observations des ondes gravitationnelles et sont maintenant des outils clés dans cette nouvelle branche de l’astronomie ».
Le prix reconnaît ainsi l’importance des études théoriques et numériques des trois chercheurs décrivant le comportement de deux trous noirs qui coalescent, ayant permis l’analyse des données expérimentales obtenues par les détecteurs d’ondes gravitationnelles LIGO et par la Collaboration Virgo.
Alessandra Buonanno, qui est maintenant directrice du département « Astrophysical and Cosmological Relativity » à l’Institut Max Planck pour la physique gravitationnelle à Potsdam, était chercheuse post-doctorante à l’IHES lorsqu’elle a travaillé avec Thibault Damour pour développer un nouveau modèle analytique décrivant les trous noirs binaires en 1998.
« Notre modèle a prédit que le processus de coalescence libère d’intenses ondes gravitationnelles et a fourni la première estimation analytique du signal gravitationnel complet émis lors des dernières orbites et de la coalescence des deux trous noirs », explique Thibault Damour.
Frans Pretorius, professeur de physique à l’université de Princeton et directeur de la Princeton Gravity Initiative, a commencé à s’intéresser aux trous noirs binaires en 2005 et a proposé une première solution numérique pour décrire ce qui se passe lorsque deux trous noirs entrent en collision.
« Les études théoriques de Buonanno, Damour et Pretorius ont été fondamentales pour le début d’une nouvelle ère de l’astronomie gravitationnelle et je suis sûre qu’elles donneront encore plus de prestige à la médaille Galileo Galilei », explique Stefania De Curtis, directrice de l’Institut Galileo Galilei à Arcetri, en Italie, qui, avec l’Institut national de physique nucléaire italien (INFN) et avec l’Université de Florence, participe à la remise du prix. La médaille Galileo Galilei est décernée tous les deux ans à des chercheurs qui ont apporté une contribution exceptionnelle et déterminante à l’avancement de la recherche en physique théorique. Le prix a été créé en 2019 et son premier lauréat a été le physicien Juan Martin Maldacena, membre de l’Institute for Advanced Study de Princeton.
Laure Saint-Raymond nouvelle professeure permanente
Laure Saint-Raymond rejoindra l’Institut des Hautes Études Scientifiques (IHES) en tant que professeure permanente en mathématiques à la rentrée de septembre 2021.
Née en 1975, Laure Saint-Raymond a intégré l’école normale supérieure en 1994. Durant sa scolarité, elle a obtenu un DEA d’analyse numérique à l’université Paris VI et un autre de physique des plasmas à l’université de Versailles-Saint-Quentin, ainsi que l’agrégation de mathématiques. Elle a ensuite fait une thèse au département de mathématique et applications de l’ENS sous la direction du mathématicien François Golse, sur la théorie cinétique des gaz. Elle a été recrutée comme chargée de recherches au CNRS en 2000.
Laure Saint-Raymond a ensuite été nommée professeure à l’université de Paris VI. Mise à disposition de l’école normale supérieure à partir de 2007, elle y a dirigé l’équipe d’analyse avant d’y prendre la direction adjointe du département de mathématiques.
Élue membre de l’Académie des sciences en 2013, puis membre de l’Academia Europaea en 2014, elle est devenue membre junior de l’Institut universitaire de France en 2015, après avoir effectué une année sabbatique aux États-Unis, où elle a travaillé à la fois à l’université de Harvard et au MIT. En 2016, elle a obtenu une mutation à l’école normale supérieure de Lyon en tant que professeure des universités. En 2017, elle a été élue membre de la European Academy of Sciences.
Les travaux de Laure Saint-Raymond portent principalement sur l’analyse asymptotique de systèmes d’équations aux dérivées partielles, en particulier ceux gouvernant la dynamique des gaz, des plasmas ou des fluides. Elle a notamment apporté des contributions fondamentales au sixième problème de Hilbert concernant l’axiomatisation de la mécanique, un des 23 problèmes proposés par David Hilbert au congrès international de mathématiques de 1900, non encore résolu à ce jour : avec différents collaborateurs, elle a montré qu’il existe une transition continue entre les modèles de la physique statistique hors d’équilibre et les équations de la mécanique des fluides, et plus récemment elle a étudié la validité de ces modèles statistiques en se basant sur la mécanique de Newton. En parallèle, elle travaille sur les modèles de mécanique des fluides qui décrivent les courants océaniques, elle étudie notamment l’influence de la rotation et de la stratification sur la propagation des ondes et les phénomènes de couches limites.
Ses travaux lui ont valu de nombreuses reconnaissances. Elle a notamment reçu le prix de la Société européenne de Mathématiques en 2008, le Ruth Lyttle Satter Prize, American Mathematical Society en 2009, le prix Irène Joliot-Curie « Jeune Femme Scientifique » de l’Académie des Sciences et du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche en 2011 et le prix Fermat de la région Midi-Pyrénées en 2015. En 2019, elle s’est vue distinguée Chevalier dans l’Ordre national de la Légion d’honneur et en 2020 elle a été lauréate du prix Bôcher de l’American Mathematical Society.
Emmanuel Ullmo, directeur de l’IHES, commente : « Nous nous réjouissons d’accueillir Laure Saint- Raymond, brillante mathématicienne dont les travaux novateurs ont déjà été récompensés par de nombreux prix internationaux. Son arrivée élargit encore les champs de recherche couverts à l’IHES. »
Laure Saint-Raymond indique : « Je saisis la chance qui m’est proposée de rejoindre l’IHES : c’est en effet un institut qui offre un cadre très propice au travail individuel de recherche, mais également des moyens pour développer des collaborations et faire émerger des dynamiques collectives. L’institut a une longue tradition en physique théorique, en algèbre et en géométrie, et une ouverture plus récente sur les probabilités. Mon petit défi, c’est d’y implanter aussi l’analyse, qui apporte d’autres angles d’approche pour nombre de problèmes à l’interface avec la physique. »
Deux des articles de Thibault Damour sélectionnés par Physical Review D
Deux articles écrits par Thibault Damour, en collaboration avec Alessandra Buonanno, ont été sélectionnés pour faire partie d’une collection spéciale d'articles de très haut niveau à l’occasion du 50e anniversaire de la revue scientifique Physical Review D.
Deux des articles écrits par le professeur Thibault Damour, en collaboration avec Alessandra Buonanno, ont récemment été sélectionnés pour faire partie d’une collection spéciale de quelques articles de très haut niveau à l’occasion du 50e anniversaire de la prestigieuse revue scientifique Physical Review D.
Ces articles ont introduit une approche dite ‘Effective one-body’ à l’étude du problème à deux corps en relativité générale et l’ont appliquée au cas des trous noirs binaires :
« These papers initiated a program that continues to be vigorously pursued to the present day and remains one of the few analytical approaches to the increasingly relevant problem of experimental detection of gravitational radiation from astrophysical binary coalescences. These results have already contributed to the experimental identification of binary coalescences via their gravitational wave signatures by LIGO. »
Alessandra Buonanno, qui a passé deux ans, comme postdoc, à l’IHES entre 1997 et 1999 travaillant avec Thibault Damour, est actuellement directeur au Max Planck Institute for Gravitational Physics (Albert Einstein Institute) à Potsdam, en Allemagne.
Vous pouvez trouver les articles de Thibault Damour et Alessandra Buonanno mis en lumière sur la revue Physical Review D :
Après une année si particulière, l’IHES entend mettre l’accent par sa carte de vœux sur l’importance des échanges, de la transmission et de la diffusion du savoir.
Pour les chercheurs, les moments de partage, formels mais aussi informels, sont primordiaux. Or, en 2020, cela a été un véritable défi que de trouver les moyens et formats permettant de préserver le dialogue scientifique et la qualité des liens avec ses collaborateurs et collègues.
Cette carte de vœux vise donc à rendre hommage aux chercheurs et aux chercheuses qui, partout dans le monde, se sont adaptés, ont testé de nouveaux outils, ont exploré des approches alternatives, en vue toujours de maintenir et favoriser leurs échanges, pour faciliter l’éclosion et la circulation des idées qui conduiront aux découvertes et avancées de demain.
Les scientifiques de l’Institut qui le souhaitaient – professeurs permanents, associés, visiteurs, post-doctorants et doctorants – ont ainsi pu choisir une équation ayant une signification particulière à leurs yeux. Ce sont ces équations qui figurent sur la carte de voeux, aux côtés d’une formule célèbre d’Euler, souvent présentée comme l’une des plus belles équations en mathématique. Vous trouverez ci-dessous une courte présentation des scientifiques qui se sont prêtés au jeu ainsi que leurs explications de leur choix d’équation.
À votre tour, nous vous invitons à participer en partageant l’équation que vous auriez choisie et en précisant pourquoi ici.
Equation choisie par Thibault Damour, professeur permanent à l’IHES depuis 1989
Thibault Damour est un physicien théoricien dont les principaux domaines de recherche sont la relativité générale et la cosmologie. Ses recherches ont notamment été fondamentales dans la détection des ondes gravitationnelles en 2015.
Cette équation parle de l’angle de déflection de deux particules massives classiques (par exemple deux trous noirs) interagissant gravitationnellement en théorie d’Einstein, et dit que lorsque l’on ajoute l’effet de freinage gravitationnel sur l’angle de déflection, le résultat admet une limite à haute énergie (HE) qui coïncide avec l’angle déduit de l’approximation quantique dite « eikonale ».
Ce processus physique est illustré dans la figure ci-contre qui est une figure d’espace-temps montrant la collision (à distance) de deux trous noirs produisant des ondes gravitationnelles. »
Equation choisie par Arthur Parzygnat, post-doctorant
Arthur Parzygnat est un mathématicien dont les domaines principaux de recherche sont la théorie des catégories appliquées, la physique mathématique et l’information quantique. Il est post-doctorant à l’Institut depuis un an et demi et fait partie du programme ERC QUASIFT de Vasily Pestun.
« Cette équation s’appelle « Règle/théorème de Bayes » bien qu’il soit plus courant de la voir écrite P(A|B)P(B)=P(B|A)P(A). Elle est utilisée pour faire des déductions sur des résultats basés sur des preuves, comme le diagnostic de maladies, elle est le fondement de nombreux algorithmes d’apprentissage automatique, et certains pensent que ce théorème détermine même la façon dont les êtres intelligents prennent des décisions.
Le diagramme dessiné ici est une reformulation catégorique récente de la règle de Bayes, qui ne repose pas sur son interprétation probabiliste. Un tel point de vue permet d’utiliser le concept plus abstrait comme définition (par opposition à un théorème) dans un contexte complètement nouveau, où une équation telle que P(A|B)P(B)=P(B|A)P(A) pourrait ne pas avoir de sens, mais où le diagramme en a un. Compte tenu de l’omniprésence de la règle de Bayes, il est très possible que nous n’ayons fait qu’effleurer la surface avec ses applications. Quelle nouvelle perspective une telle reformulation peut-elle nous apporter ? Où peut-elle être utilisée et comment pouvons-nous l’interpréter ? »
Equation choisie par Katie Vokes, post-doctorante
Katie Vokes est une mathématicienne, dont les principaux domaines de recherche sont la théorie géométrique des groupes et la topologie en basses dimensions. Elle est post-doctorante à l’Institut depuis bientôt deux ans et fait partie du Programme Huawei Young Talents depuis octobre 2020.
« Cette équation est l’énoncé du théorème de Gauss-Bonnet pour une surface M sans frontière. C’est un résultat magnifique et fondamental en géométrie différentielle qui relie l’intégrale de la courbure K de M à la caractéristique d’Euler χ(M) = 2 – 2 genre(M). La formule de Gauss-Bonnet codifie les réponses à de nombreuses questions fondamentales que nous pourrions poser en pensant aux surfaces. Pourquoi deux surfaces hyperboliques (courbure constante K ≡ -1) du genre 5 doivent-elles avoir la même surface ? Et pourquoi ne pouvons-nous pas faire une surface de genre 2 à partir d’un morceau de papier plat sans introduire des points singuliers ? »
Equation choisie par Emmanuel Ullmo, directeur de l’IHES
Emmanuel Ullmo est un mathématicien dont le domaine de recherche est la géométrie algébrique et arithmétique.
« Soit E une courbe elliptique (modulaire) définie sur Q, le champ des nombres rationnels. Au début des années 80, deux mathématiciens, Brian Birch et Peter Swinnerton-Dyer, ont proposé cette formule où r désigne le rang algébrique de E, qui est supposé être égal au rang analytique de E, et X(E/Q) est également supposé être fini.
Ouverte depuis plus de quarante ans, la conjecture n’a été démontrée que dans des cas particuliers. Elle est largement reconnue comme un des problèmes mathématiques les plus difficiles et les plus profonds encore ouverts au début du XXIe siècle. »
Equation choisie par Veronica Fantini, chercheuse invitée, SISSA (Italie)
Véronica Fantini est une mathématicienne dont les principaux domaines de recherche sont la géométrie et la physique mathématique. Elle est en visite à l’Institut pour quatre mois.
« J’ai choisi l’équation de Maurer-Cartan d² A+½[A,A]=0, car selon le contexte et le point de vue, elle décrit différents objets. Comme l’équation de Maurer-Cartan qui a des interprétations différentes, regardons avec optimisme l’année 2021, même en cette période difficile. »
Equation choisie par Robert Penner, détenteur de la chaire René Thom et grand donateur de l’IHES
Robert C. Penner est un mathématicien qui s’intéresse à la physique et la biologie. Ses principaux domaines de recherche sont notamment les espaces de modules et leurs applications à la physique et la biologie, ses travaux actuels apportant d’importants éclairages pour le développement de vaccins contre le Covid et d’autres maladies virales. Robert Penner est un visiteur régulier de l’Institut depuis de nombreuses années et il est détenteur de la chaire René Thom depuis 2014.
« Je trouve que c’est une équation vraiment superbe, avec une jolie collection de symboles ! Cette formule exprime la forme de Maurer-Cartan ξ de l’algèbre de Lie que j’ai construite pour le groupe topologique des homéomorphismes du cercle préservant l’orientation, que j’ai étudié depuis 30 ans. En d’autres termes, c’est la généralisation universelle de la forme d’Eisenstein E2 (z) dz en coordonnées hyperboliques ce qu’on appelle parfois les coordonnées de Penner λA. Je viens de terminer un article avec Igor Frenkel où cette formule figure en tant que forme automorphe universelle destinée à capturer le Monstre. »
L’identité d’Euler
Leonhard Euler est un mathématicien et un physicien suisse du XVIIIe siècle. Il fit d’importantes découvertes dans des domaines aussi variés que le calcul infinitésimal et la théorie des graphes. Il est considéré comme l’un des plus grands mathématiciens et des plus prolifiques de tous les temps.
« L’identité d’Euler a été élue « plus belle formule mathématique de tous les temps » en 1988 par un collège de mathématiciens.
Elle présente la particularité de relier entre elles les cinq grandes constantes des mathématiques : 0, 1, pi, e et i et selon Cédric Villani, “c’est la combinaison improbable de ces cinq constantes qui rend belle cette équation”.
Ces constantes n’ont en effet a priori rien en commun. Au cours des siècles, elles sont apparues dans la grande histoire des mathématiques dans des contextes très différents, pour résoudre des problèmes qui n’avaient, de prime abord, rien à voir.
Elle présente également des opérations élémentaires : la multiplication, l’addition et l’égalité.
Elle allie arithmétique, géométrie, algèbre et analyse dans un énoncé extraordinairement condensé. »
A Glimpse into IHES : un événement virtuel qui a eu lieu le 7 décembre en présence de l’Ambassadeur de France aux États-Unis
L'événement a été organisé en présence de Marilyn et Jim Simons, principaux mécènes de l'IHES, Michael R. Douglas, président de Friends of IHES, et Emmanuel Ullmo, directeur de l'IHES.
L’IHES entretient des liens privilégiés avec les États-Unis depuis les débuts de son histoire. Il y a maintenant plus de vingt ans, l’organisation Friends of IHES est née pour honorer et renforcer la relation entre l’IHES et les scientifiques, les partenaires et les donateurs américains.
Cette relation a été renforcée par des réunions et des événements réguliers qui se déroulent normalement tout au long de l’année mais qui ont été pour la plupart annulés en 2020 en raison des restrictions imposées par la pandémie actuelle.
Cette année, à la place, Friends of IHES et l’IHES ont invité l’ensemble de leur réseau à prendre part à « A Glimpse into the Institut des Hautes Etudes Scientifiques », un événement en ligne organisé en présence de Marilyn et Jim Simons, principaux mécènes de l’IHES, Michael R. Douglas, président de Friends of IHES, et Emmanuel Ullmo, directeur de l’IHES. L’événement a été introduit par l’ambassadeur de France aux Etats-Unis, Philippe Etienne.
L’événement a débuté par la projection du film « IHES, un paradis scientifique né de l’amitié franco-américaine », qui retracera les grandes étapes ayant marqué l’histoire de l’Institut, en mettant l’accent sur les relations avec les États-Unis et le soutien des principaux donateurs.
Plus tard, Slava Rychkov, professeur permanent à l’IHES, a présenté au public l’un des phénomènes les plus fascinants observés dans le domaine de la physique, l’émergence de l’universalité, dans une conférence intitulée « L’universalité en physique », suivie de questions-réponses.
Le patrimoine scientifique de l’IHES à découvrir dans une exposition virtuelle
L’IHES vous invite à découvrir son histoire à travers une exposition virtuelle intitulée « Le patrimoine scientifique de l’IHES », s’appuyant sur ses archives.
Des photos, des extraits de lettres et de documents officiels vous donneront un aperçu de l’évolution de l’IHES au cours des années, depuis sa fondation en 1958. Les explications d’Anne-Sandrine Paumier, historienne des sciences, vous permettront de mieux apprécier ces sources et de les remettre dans leur contexte.
L’exposition est organisée autour de dix chapitres. En les parcourant dans l’ordre, vous découvrirez d’abord l’histoire des lieux de l’Institut, vous rencontrerez la figure emblématique d’Alexander Grothendieck et aurez un aperçu du rôle central que l’IHES a eu dans le développement de la géométrie algébrique. Après un focus sur la création de l’Institut et ses premières années, vous ferez la rencontre de certains chercheurs qui, venus du monde entier, ont façonné l’IHES. L’exposition propose également un chapitre dédié aux célèbres « cahiers bleus », les Publications mathématiques de l’IHES.
L’exposition a été conçue par Anne-Sandrine Paumier. Les documents d’archives présentés, ainsi qu’une sélection d’archives historiques de l’IHES, ont été numérisés avec le soutien de La Diagonale Paris-Saclay, la Fondation Mathématique Jacques Hadamard et le Crédit Agricole Île-de-France Mécénat. La version numérique de cette exposition a été réalisée avec le soutien de Crédit Agricole Île-de-France Mécénat.
Testez vos connaissances sur l’histoire des maths avec le quiz de l’IHES
L'IHES invite tous les passionnés de maths et de leur histoire à tester leurs connaissances et à découvrir l'Institut avec une série de questions ludiques !
Savez-vous d’après qui est nommée l’équation que plusieurs considèrent comme la plus belle des mathématiques ? Ou combien de femmes ont obtenu la médaille Fields depuis sa création en 1936 ?
Vous pouvez répondre à ces questions et à bien d’autres pour tester vos connaissances et en apprendre plus sur l’histoire des mathématiques et de l’Institut, à travers un quiz ludique réalisé par l’IHES.
En vous offrant ce quiz, l’IHES participe à l’initiative #GivingTuesday, le mouvement mondial qui encourage à la générosité et au partage.
Restez connectés sur le site de l’Institut et sur les réseaux sociaux pour prendre part à cette initiative et contribuer à l’élan de générosité qui caractérise les initiatives de #GivingTuesday. Vous pourrez aussi participer aux avancées de la recherche en mathématiques et en physique théorique en faisant un don à l’Institut.
A partir du 1er décembre au matin (minuit heure française), le premier qui fera un don d’au moins 300€ (ou 300$ pour les résidents aux États-Unis) recevra une copie de « Une histoire de l’IHES », un livre retraçant les 60 premières années de l’histoire de l’IHES à travers des images et des textes historiques, expliqués et commentés par Anne-Sandrine Paumier et Josselin Blieck, deux historiens ayant travaillé sur les archives de l’IHES.
Notre passion pour les mathématiques et le partage sont au rendez-vous à l’IHES ce 1er décembre. Rejoignez-nous en ligne et faites le quiz de l’IHES !
Soixante ans d’histoire de l’Institut
À l’occasion de ses 60 ans, l’IHES a voulu mettre en lumière les trésors que comptent ses archives en les rassemblant dans un livre.
À l’occasion de ses 60 ans, l’IHES a voulu mettre en lumière les trésors que comptent ses archives en les rassemblant dans un livre : « Une histoire de l’IHES ».
Anne-Sandrine Paumier, historienne des sciences et spécialiste de la vie mathématique française, et Josselin Blieck, historien et archiviste, ont travaillé ensemble à la rédaction de ce livre. Pendant plusieurs mois, ils ont eu accès à tous les documents publics disponibles mais aussi à toutes les archives encore inédites jusqu’ici.
L’ouvrage a également été enrichi par l’éclairage de nombreux acteurs de l’histoire de l’Institut, dont notamment Barry Mazur, mathématicien de renom et visiteur à l’IHES depuis les premières années, qui a rédigé la préface. Plusieurs autres personnes, dont des chercheurs et historiens, ont aussi contribué à l’élaboration de ce livre.
Marie Caillat, alors directrice de la communication et du développement de l’Institut, a suivi et porté ce projet pour qu’il voie le jour.
La fabrication de ce livre a été rendue possible grâce au soutien financier de la Société Générale. « Une histoire de l’IHES » a reçu le patronage de l’UNESCO.
Conférence d’Elaine Chew, pianiste et chercheuse au King’s College Londres
Une conférence grand public par Elaine Chew, organisée par les Amis de l’IHES aura lieu le jeudi 16 avril 2026 à 17H30 dans le Centre de conférences Marilyn et James Simons et sur Zoom.
Retour sur l’événement : « Hearing the Universe Using Particle Physics » avec Julio Parra-Martinez
Le lundi 16 mars 2026, le Winton Group à Londres a accueilli une soirée scientifique exceptionnelle co-organisée par IHES Trust UK et l’IHES avec le soutien de la DCH Foundation.
École d’été 2028 : appel à manifestation d’intérêt
L'IHES organise depuis 2006 des écoles d'été dans le but d'offrir à une centaine de doctorants, post-doctorants et jeunes chercheurs un aperçu des derniers développements sur des sujets porteurs en mathématiques ou physique théorique (en alternance). L'appel à projets est lancé chaque année au printemps pour une sélection en juin.
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