Journée d’accueil des postdoctorant.e.s le 19 octobre à l’IHES

Tous les postdocs en mathématiques et en physique théoriques de l'Île-de-France sont invités à participer à cette journée d'accueil qui aura lieu le 19 octobre à l'IHES.

L’IHES, la FMJH (Fondation Mathématique Jacques Hadamard), la FSMP (Fondation Sciences Mathématiques de Paris), et l’IPhT (Institut de Physique Théorique) accueilleront leurs nouveaux post-docs le jeudi 19 octobre avec une journée de séminaires et de discussions qui aura lieu à l’IHES. Tous les postdocs en mathématiques et en physique théorique de l’Île-de-France sont invités à participer.

La matinée, de 9h à 14h, sera dédiée aux post-docs en mathématiques.
E. Di Nezza (IHES), C. Llosa Isenrich (Université Paris-Sud), C. Marzouk (Université Paris-Sud), J. Lin (IHES), et D. Kazerani (UPMC), présenteront leur travail et donneront une panoramique des sujets de recherche étudiés dans la région. De longues pauses café et un déjeuner sur place sont prévus pour encourager les discussions. Cette journée sera aussi une occasion pour faire des propositions de conférences ou de séminaires en complément de l’activité déjà prévue.

Cette partie de la journée est co-organisée par l’IHES, la FSMP et l’FMJH.

L’après-midi sera dédié aux interactions entre les jeunes mathématiciens et les physiciens théoriciens et il est co-organisé par l’IHES, la FMJH et l’IPhT.
Les cinq exposés de l’après-midi seront présentés par F. Antenucci (IPhT), R. Frassek (IHES), M. Lewandowski (IPhT), R. Monten (IPhT), et P. Zhou (IHES). La journée sera clôturée par un pot où tous les participants auront l’occasion de rencontrer les professeurs permanents de l’IHES et de discuter avec eux.

L’inscription est requise pour les deux parties de la journée.

Pour plus d’information

La rentrée des Masters à l’IHES

Se déroulant sur trois jours, la rentrée des masters organisée par la Fondation Mathématique Jacques Hadamard, se déroulera autour d'exposés, de mini-cours et de discussions informelles destinés aux étudiants de Paris Saclay.

La Fondation Mathématique Jacques Hadamard (FMJH) organise trois jours d’exposés, mini-cours et discussions informelles pour marquer la rentrée des Masters. Du 6 au 8 septembre, les étudiants en master de l’Université Paris-Saclay se retrouveront à l’IHES pour partager un moment de discussion et de découverte, et recevoir un aperçu de certains des problèmes sur lesquels travaillent les mathématiciens du campus.

Les institutions adhérant à cette journée sont : l’Université Paris-Sud, l’École polytechnique, l’Université Versailles St. Quentin, l’ENS Paris-Saclay, l’Université Evry-Val-d’Essonne, l’ENSTA et CentraleSupélec.

Temple des mathématiques par excellence, l’IHES sera ravi d’accueillir les étudiants de l’Université Paris-Saclay pendant ces trois jours qui s’annoncent très riches !

Le programme, ainsi que les résumés des mini-cours et des exposés sont disponibles sur la page de l’FMJH.

L’inscription est requise.

Conférence : « Black Holes, Quantum Information, Entanglement and All That »

La conférence, organisée par les professeurs Thibault Damour, Vasily Pestun et Eliezer Rabinovici, aura lieu à l'IHES entre le 29 mai et le 1er juin.

Les propriétés des Trous Noirs continuent de fasciner les scientifiques depuis des années. Les Trous Noirs  signalent leur existences de différentes façons, y compris à travers l’émission d’ondes gravitationnelles pendant leur coalescence. Leur façon de traiter l’information est plus difficile à comprendre. Pendant cette conférence les différents aspects de ce traitement d’information seront abordés, et l’accent sera mis sur de possibles relations avec les théories du chaos, de la thermalisation et de l’information quantique.

Les orateurs seront : Barbon José (IFT-CSIC, Univ. Autonoma de Madrid), Bena Iosif (CEA Saclay), Craps Ben (Vrije Univ. Brussel), De Boer Jan  (Univ. of Amsterdam), Ferrari Frank (Univ. Libre de Bruxelles), Gibbons Gary  (DAMTP, Cambridge Univ.), Gurau Razvan (CPHT, Ecole polytechnique), Kurchan Jorge (ENS, Paris), Maldacena Juan (IAS, Princeton), Page Don N. (Univ. of Alberta, Canada), Papadodimas Kyriakos (CERN, Genève), Perry Malcolm (Cambridge Univ.), Rivasseau Vincent (Univ. Paris-Sud, Orsay), Rosenhaus Vladimir (UC Santa Barbara), Shepelyansky Dima  (Univ. Paul Sabatier, Toulouse), Solodukhin Sergey (Univ. de Tours), Veneziano Gabriele (CERN, Genève).

La conférence aura lieu à l’IHES. Elle commencera le lundi 29 mai à 14h et elle se terminera le jeudi 1er juin.

ILes organisateurs de la conférence sont Thibault Damour (IHES), Vasily Pestun (IHES) et Eliezer Rabinovici (IHES &  Hebrew Univ. of Jerusalem).

Visitez la page de la conférence pour plus d’information et cliquez ici pour vous inscrire.

Photo credit : CNRS Le journal

Conférence : « Les probabilités de demain »

Une deuxième édition de la conférence "Les probabilités de demain" aura lieu à l'IHES le jeudi 11 mai.

La conférence, organisée par Linxiao Chen, Sophie Laruelle, Pascal Maillard, Bastien Mallein, Damien Simon, en collaboration avec la Fondation Sciences Mathématiques de Paris, a comme objectif celui de réunir les probabilistes d’Île-de-France. Elle se déroule autour d’une dizaine exposés de doctorants de la région et de deux conférences d’experts, qui cette année seront Dmitry Chelkak et Remco van der Hofstad.

Le rendez-vous pour la deuxième édition est à l’IHES, le jeudi 11 mai. L’accueil sera ouvert dès 8h30 et la conférence débutera à 9h.

L’inscription à la conférence est gratuite mais obligatoire. Un déjeuner sera offert à tous les participants.

Pour toute information et pour vous inscrire visitez la page de la conférence.

Soutiens : Labex Mathématiques Hadamard et École Doctorale Mathématiques Hadamard.

3ème conférence Huawei-IHES sur les technologies de l’information et de la communication

La conférence aura lieu le lundi 24 avril à l'IHES et elle sera ouverte à tout le monde.

La troisième conférence Huawei-IHES aura lieu le lundi 24 avril à l’IHES. Se déroulant autour des théories mathématiques qui sont à la base des technologies de l’information et de la communication (Information and Communication Technologies, ICT), les conférences Huawei-IHES ont pour but de stimuler l’échange scientifique sur les sujets mathématiques à la base de l’ICT. Elles sont organisées conjointement par le Laboratoire de sciences mathématiques et algorithmiques de Huawei et l’IHES.

Ces événements constituent d’extraordinaires occasions pour des mathématiciens avec des parcours et des intérêts différents d’échanger sur des sujets essentiels au développement et à l’innovation et de participer à leur discussion par des mathématiciens d’exception et de renommée internationale.

Cette année la discussion portera principalement sur le potentiel des mathématiques de l’intelligence artificielle pour obtenir des résultats décisifs en ICT. Les conférenciers seront Nikos Paragios (École Centrale Supélec), Hang Li (Huawai Technologies), Gilles Wainrib (Owkin et École Normale Supérieure), Jean Ponce (École Normale Supérieure).

Leurs présentations seront suivies par une table ronde, animée par Mérouane Debbah (Huawei) et Emmanuel Ullmo (IHES), qui abordera la question : « Sommes-nous au début d’une théorie mathématique générale de l’intelligence artificielle et que faut-il pour la développer ? »

Les inscriptions resteront ouvertes jusqu’au 20 avril.

Cliquez ici pour plus d’informations.

« Résurgence et quantification », le 7ème Séminaire Itzykson

Le séminaire aura lieu le jeudi 20 avril à l'IHES et est organisé par la Fondation Mathématique Jacques Hadamard

La 7ème édition du Séminaire Itzykson, portant sur le thème “Résurgence et quantification”, aura lieu le jeudi 20 avril à l’IHES.

Les présentations du matin commenceront à 10h. Marco Mariño (Université de Génève) et Sergei Gukov (Caltech) présenteront les bases mathématiques de la théorie de la résurgence. Pendant l’après-midi Maxim Kontsevich (IHES) et Ricardo Schiappa (Université de Lisbonne) aborderont la question plus en profondeur tout en montrant leurs points de vue respectifs de mathématicien et de physicien.

Les séminaires Itzykson sont organisés deux fois par an depuis 2012 par Nicolas Curien, Thibault Damour, Maxim Kontsevich, Kirone Mallick, Stéphane Nonnenmacher et Pierre Vanhove, dans le cadre du Labex Mathématiques Hadamard (LMH).

L’inscription est gratuite mais nécessaire. Un buffet déjeunatoire sera offert aux participants et les jeunes chercheurs peuvent demander le remboursement des frais de transport au LMH au moment de l’inscription.

Pour plus d’information : Séminaire Itzykson – LMH

Leçons Hadamard de Peter Scholze « On the local Langlands conjectures for reductive groups over p-adic fields »

Les Leçons Hadamard sont une série de cours avancés dans des domaines très actifs des mathématiques, organisées par la Fondation Mathématiques Jacques Hadamard (FMJH) à l'IHES.

Les Leçons Hadamard sont une série de cours avancés dans des domaines très actifs des mathématiques, organisées par la Fondation Mathématiques Jacques Hadamard (FMJH) à l’IHES.

Peter Scholze (Université de Bonn) sera à l’IHES les 27, 29, 31 mars  et  les 10, 12, 14 avril (10:30-12:30) pour une série sur « the local Langlands conjectures for reductive groups over p-adic fields. »

Jeune mathématicien allemand, travaillant à l’interface entre théorie des nombres et géométrie algébrique, il est déjà venu à l’IHES plusieurs fois, et a notamment donné le premier Cours d’Arithmétique et de Géométrie Algébrique de l’IHES. Il était alors très jeune et présentait le contenu de sa thèse qui s’est depuis imposée comme un outil important en géométrie arithmétique. L’article qu’il a rédigé pendant ce cours est paru aux Publications mathématiques de l’IHES.

> Retrouvez les notes du premier Cours d’Arithmétique et de Géométrie Algébrique « Perfectoid Spaces and the Weight-Monodromy Conjecture » ici.

> Trouvez ci-dessous la vidéo de sa première leçon Hadamard :

Ecole d’été 2017 à l’IHES

Les cours auront lieu entre le 17 et le 28 juillet 2017 et la date limite pour les inscriptions est le 31 mars.

From July 17 to July 28, 2017 IHES will host the Summer School on « Spectral properties of large random objects ». Co-funded by Société Générale and the Fondation mathématique Jacques Hadamard the school is organised by Hugo Duminil-Copin (IHES), Nicolas Curien, Jean-François Le Gall, and Stéphane Nonnenmacher, all affiliated to Université Paris-Sud.

The aim of the school is to present a broad view on large random objects to a selected audience of students and postdocs. Spectral properties of large random objects have been a very active playground in probability theory, mathematical physics and computer science during the last few decades, with manifold motivations: viewing random matrices as a model for complicated quantum Hamiltonians, studying random Schrödinger operators to understand the Anderson localization phenomenon, viewing eigenvectors of random matrices as models for eigenmodes of quantized chaotic systems, or understanding the geometry of large (random) graphs such as expanders via the spectral properties of their adjacency matrices. In those studies the emphasis is generally put either on the eigenvalues or on the eigenvectors of the object.

The school will include eight mini-courses given by international outstanding experts on the topic:

Charles Bordenave (Université de Toulouse), Paul Bourgade (New York University), Frédéric Klopp (Université Pierre et Marie Curie), Eyal Lubetzky (New York University), Yuval Peres (Microsoft Research), Christophe Sabot (Université de Lyon 1), Balint Virag (University of Toronto),
Simone Warzel (Technische Universität München).

Applications are open until 31 March 2017 on the Summer School webpage, where more details can be found on the courses that will be offered and on the possibilities for funding.Societe Generale logo

Grand succès pour les Journées Européennes du Patrimoine à l’IHES

L'IHES a exceptionnellement ouvert ses portes le 17 septembre et accueilli de nombreux visiteurs.

Dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine, l’IHES a ouvert ses portes au public le samedi 17 septembre 2016. Près de 300­ personnes ont exploré le site du Bois-Marie, rencontré des chercheurs d’exception, visité l’exposition créée pour l’occasion ­et découvert des archives inédites.

Laurent Lafforgue, mathématicien, professeur permanent depuis 2000 et médaille Fields 2002, a tenu une conférence sur la « Créativité en mathématiques selon Grothendieck ». Il est revenu sur l’importance de cette notion chez le grand mathématicien.

Emmanuel Ullmo, directeur de l’Institut, a accompagné les visiteurs à travers les différents lieux où les chercheurs ont discuté, conçu et échangé leurs idées depuis près de 60 ans. La visite des endroits où se déroule la vie scientifique de l’Institut a été suivie par la découverte de la sculpture « Skolem, choc de blocs & chiffres au vent », qui a permis aux visiteurs de réveiller les mathématiciens qui sommeillent en eux.

La journée s’est conclue avec une table ronde à laquelle ont participé Pierre Cartier et Alain Connes, professeur Léon Motchane depuis 1979 et médaille Fields 1982, et animée par Anne-Sandrine Paumier et Emmanuel Ullmo, dont le thème a été « Histoires et interactions à l’IHES ».

Les visiteurs ont également pu apprécier une large exposition sur le « Patrimoine scientifique de l’IHES », qui résumait les premières années de l’Institut avec présentation d’une sélection d’archives inédites.

 

logo_ladiagonaleLes documents d’archives présentés lors de l’exposition, ainsi qu’une sélection d’archives historiques de l’IHES, ont été numérisés avec le soutien de la Diagonale Paris-Saclay.

Trimestre ondes non linéaires à l’IHES

Un trimestre sur les ondes non linéaires s’est tenu à l’IHES du 2 mai au 29 juillet 2016. En plus des séminaires et des groupes de travail réguliers organisés toutes les semaines tout au long de la période, le trimestre a été ponctué par trois événements majeurs : deux conférences de cinq jours et une école d’été du 18 au 29 juillet.

Ce programme, qui a réuni plus de 80 grands scientifiques dans le domaine sur trois mois ainsi que de nombreux étudiants pendant l’École d’été, a pu être organisé grâce au soutien de la Commission européenne au travers d’un ERC Advanced Grant (Principal Investigator: F. Merle) « Blow up, dispersion and solitons (Blowdisol) » hébergé par l’université de Cergy-Pontoise. Les contributions de la Société Générale et du Clay Mathematics Institute ont également été cruciales pour l’organisation de l’École d’été qui a conclu ce magnifique trimestre.

Deux des organisateurs du trimestre IHES avaient déjà organisé un semestre thématique à l’IHP au printemps 2009, intitulé « Ondes non linéaires et dispersion ». Ce précédent programme avait pour objectif de faire le point sur près de vingt ans de développements reliés aux équations non linéaires dispersives « modèles », de Korteweg-de-Vries à l’équation de Schrödinger non linéaire en passant par l’équation des ondes sous diverses formes. Cette activité, impulsée surtout aux États-Unis par des chercheurs venus de l’analyse harmonique (C. Kenig, G. Ponce, L.Vega, J. Bourgain) a naturellement rencontré les efforts pionniers menés en Europe par J.Ginibre, G. Velo, J.-C. Saut, puis H. Bahouri, J.-Y. Chemin, P. Gérard, F. Merle et bien d’autres à leur suite. Le programme de 2009 avait connu un fort succès, avec une participation très importante de très nombreux invités étrangers de haut niveau, certains pour la durée du programme, d’autres pour au moins un mois. En quelque sorte, ce programme avait clos un cycle de l’activité dans le champ des équations dispersives, centrée autour des problèmes de Cauchy pour les diverses équations modèles. Dans le même temps, il avait également permis d’exposer divers développements alors récents : l’analyse de modèles explosifs comme Schrödinger focalisant, ou encore les méthodes de concentration-compacité-rigidité (qui ont également essaimé au-delà des modèles dispersifs).

L’activité scientifique du domaine est aujourd’hui, d’une certaine façon, beaucoup plus diversifiée qu’il y a quatre ou cinq ans, et cela se reflète dans l’activité scientifique menée durant ce trimestre thématique à l’IHES : l’analyse des principaux modèles dispersifs jouets s’est déplacée vers des questions délicates reliées à l’asymptotique des solutions, que ce soit dans une description dynamique précise des régimes explosifs ou dans les progrès vers la conjecture de résolution des solitons, avec l’analyse des collisions entre plusieurs solitons, ou bien encore avec l’étude de la stabilité des solutions de type breather. L’émergence d’un corpus de techniques bien identifiées a également permis d’illustrer leur versatilité, avec leur développement fructueux sur des modèles au-delà du dispersif, notamment sur des équations géométriques dispersives encore inabordables il y a peu (par exemple, l’analyse de l’explosion pour les Schrödinger maps) et également, comme déjà mentionné, pour revisiter les équations paraboliques. De manière plus générale, des théorèmes de classification du comportement des solutions de divers modèles non linéaires ne sont plus inatteignables, et le trimestre a vu une activité importante de présentation (séminaires, cours de la fondation Hadamard et à l’École d’été par C.Kenig) des résultats récents de T.Duyckaerts, C.Kenig et F. Merle sur la résolution en solitons des solutions de l’équation des ondes non linéaires focalisante d’énergie critique.

Dans le même temps, une intense activité de développement autour des effets dispersifs se poursuit sur des modèles beaucoup plus délicats, souvent plus proches de la réalité physique. Même des modèles plus simples mais physiques comme l’équation de Dirac (non linéaire) présentent des difficultés non encore rencontrées avec les ondes ou Schrödinger. Le trimestre IHES a permis l’interaction de nombreux chercheurs d’horizons divers sur des modèles fluides comme les « water waves » et plus généralement dans les modèles de type ondes/dispersifs qui apparaissent dans de nombreuses dérivations « asymptotiques » de phénomènes fluides. Les effets dispersifs ont joué un rôle prépondérant dans les résultats d’existence et d’asymptotique les plus récents qui ont été présentés lors des séminaires, des deux conférences et de l’école d’été. Dans le cadre des « water waves », on s’intéresse maintenant surtout à l’asymptotique, et également à des modèles de plus en plus sophistiqués et proches de la réalité physique (tension de surface, profondeur finie, etc.)

De nouveaux développements se produisent, notamment sur le cas 2D, qui est le plus difficile : il y a un phénomène de décollement de phase dans l’étude du scattering qui n’avait jamais été étudié sur un problème quasilinéaire. Tous ces résultats sont prometteurs parce qu’ils introduisent de nouveaux outils, susceptibles d’applications diverses dans le champ des modèles dispersifs fluides et au-delà. L’étude des filaments de vortex connaît également d’intéressants développements en connexion avec les équations dispersives géométriques comme les « Schrödinger maps » ou mKdV, qui ont été présentés pendant le trimestre. Même dans le vide, la compréhension de la géométrie de l’espace-temps passe par l’analyse de délicates équations des ondes quasilinéaires ; de multiples avancées dans le cadre de la relativité générale, dont certaines ont été très directement influencées par les développements rapides de l’analyse des modèles dispersifs, ont été discutées et présentées lors des divers événements du trimestre.

Rappelons que le domaine a ainsi connu ces dernières années plusieurs avancées majeures, de la résolution de la « conjecture de courbure L2 » (S. Klainerman, I. Rodnianski et J. Szeftel) à la stabilité linéaire de la famille de métriques de Kerr (M. Dafermos, I. Rodnianski, D. Tataru, etc.), deux questions où la compréhension des phénomènes dispersifs joue un rôle essentiel. La formation des surfaces piégées (D.Christodoulou, S.Klainerman, I. Rodnianski) rentre également dans le cadre de l’analyse asymptotique, avec des outils très proches de l’analyse microlocale, et le trimestre a été l’occasion d’exposer les plus récents développements sur ces sujets très actifs.

Par ailleurs, les équations linéaires continuent de générer une activité importante, dans des cadres plus proches des modèles physiques réalistes : géométrie « compliquée » (métrique variable, éventuellement peu régulière, présence de conditions au bord, influence de la géométrie de l’environnement sur la propagation et la dispersion). Enfin, signalons une activité en croissance, dans un champ d’investigation à l’interface des EDPs dispersives et des probabilités, qui a connu un Carlos Kenig trimestre ondes non linéaires 5 Oana Ivanovici développement rapide, avec l’étude d’équations dispersives non linéaires où la donnée initiale est choisie presque sûrement dans un espace hors d’atteinte des théories déterministes.

Les objectifs du trimestre IHES étaient multiples : faire un point d’étape sur ce nouveau cycle ouvert il y a quelques années, porter une attention particulière aux jeunes qui travaillent dans ces domaines où la complexité croissante des activités rend le début de carrière de plus en plus difficile. D’autre part, il s’agissait également de rapprocher des chercheurs pour lesquels les points de convergence sont encore plus évidents aujourd’hui qu’ils ne l’étaient en 2009 : citons les importantes communautés françaises de l’étude mathématique de modèles fluides, de la théorie cinétique, des systèmes dynamiques et des équations aux dérivées partielles en lien avec des modèles hamiltoniens en dimension infinie. Aux États-Unis, les activités centrées autour des modèles dispersifs, de la mécanique des fluides et des ondes non linéaires (notamment en lien avec la relativité générale et la physique mathématique) sont en pleine croissance (comme l’a illustré le succès d’un très gros programme thématique au MSRI à l’automne 2015). Toutes ces communautés ont aujourd’hui des recouvrements ponctuels reconnus, l’activité scientifique du trimestre IHES aura permis de fédérer ces activités, en permettant de nombreux échanges fructueux entre scientifiques d’horizon divers.

Le trimestre IHES a été un succès, illustré par un nombre important de professeurs invités restant plusieurs semaines et, pour certain.e.s, plusieurs mois (plus de 80 invité.e.s sur les trois mois), et par une très forte demande pour l’École d’été qui a clôturé le programme scientifique. S’il est trop tôt pour mesurer l’impact scientifique du trimestre lui-même – tout au plus peut-on remarquer que le continuum d’activités depuis l’automne au MSRI jusqu’au Bois-Marie en juillet semble avoir accéléré certains développements -, on peut néanmoins citer quelques tendances : l’objectif de classifier la dynamique de modèles d’équations aux dérivées partielles hamiltonienne n’apparaît plus inatteignable, une résolution complète de la conjecture des solitons sur des modèles non intégrables n’a jamais été aussi proche ; les techniques issues des modèles dispersifs sont maintenant prévalentes dans la plupart des travaux reliés aux équations de la physique mathématique, de la relativité générale et de la mécanique des fluides. Il est frappant de constater que des chercheurs de plus en plus nombreux travaillent de façon indifférenciée sur ces divers thèmes, et que chaque progrès thématique se propage très rapidement à l’ensemble des thèmes connexes.

 

> Retrouvez les vidéos de la conférence de mai et de la conférence de juin sur la chaîne YouTube de l’IHES.

> Plus de détails sur l’école d’été « ondes non linéaires »

 

École d’été – ondes non linéaires

Le trimestre onde non linéaires s’est conclu par l’École d’été de deux semaines, avec une alternance de mini-cours, destinés à présenter des sujets de recherche actifs, et des exposés de travaux de recherche plus classiques qui ont illustré la diversité et la richesse thématique du trimestre.

Le trimestre onde non linéaires s’est conclu par l’École d’été de deux semaines, avec une alternance de mini-cours, destinés à présenter des sujets de recherche actifs, et des exposés de travaux de recherche plus classiques qui ont illustré la diversité et la richesse thématique du trimestre.

Les mini-cours ont été donnés par R. Frank (California Institute of Technology), C. Kenig (University of Chicago), N. Masmoudi (Courant Institute of Mathematical Sciences), B. Pausader (Brown University), M. Procesi (Universita di Roma 1), R. Strain (University of Pennsylvania), D. Tataru (University of California at Berkeley). Ils ont illustré la diversité et la richesse thématique du trimestre, donnons-en les titres (dans l’ordre précédent des orateurs) :
« A microscopic derivation of Ginzburg-Landau theory »
« Soliton resolution for the energy critical wave equation »
« Stability of the 3D Couette Flow »
« Asymptotic behavior for the cubic nonlinear Schrödinger equation on product spaces »
« Recurrent and diffusive dynamics for the NLS equation on tori »
« On the Vlasov-Maxwell System in the Whole Space »
« Two dimensional water waves »

Les exposés plus traditionnels ont été donnés par S.Bianchini (SISSA), R. Carles (CNRS – IMAG Montpellier), S. Gustafson (University of British Columbia), J. Krieger (EPFL), H. Lindblad (Johns Hopkins University), H. Matano (School of Science, University of Tokyo), N. Pavlovic (University of Texas at Austin), R. Pego (Carnegie Mellon University), S. Roudenko (George Washington University), G. Staffilani (Massachusetts Institute of Technology), T.-P. Tsai (University of British Columbia), N. Visciglia (Universita di Pisa), S. Wu (University of Michigan), sur des thématiques reliées, de près ou de loin, avec les sujets des mini-cours précédents.

> Toutes les vidéos sont sur la chaîne YouTube de l’IHES

L’école d’été bénéficie du soutien de la Société Générale depuis 2006.

Cellular and Molecular Biotechnology

Une grande conférence organisée en décembre 2015 par Minus van Baalen, François Képès et Mikhail Gromov pour discuter des dernières avancées en biologie synthétique s’est tenue à l’IHES.

Près de 30 orateurs venus de sept pays différents et une centaine de participants ont assisté à la réunion organisée en décembre 2015 par Minus van Baalen, François Képès et Mikhail Gromov pour pour discuter des dernières avancées en biotechnologie cellulaire et moléculaire à
l’IHES.

Depuis que la technologie de l’ADN recombinant a été lancée dans les années 70, la boîte à outils des technologies moléculaires s’est remplie d’une telle abondance de techniques que l’expression « biologie de synthèse » n’est plus un vain mot et représente désormais une réalité, ou du moins presque. Ces avancées soulèvent bien entendu de nombreuses questions en ce qui concerne leurs risques et avantages potentiels. La transformation des processus fondamentaux par voie expérimentale pourrait ouvrir de nouvelles perspectives sur les pressions sélectives qui ont abouti aux systèmes biologiques que nous connaissons actuellement mais aussi mener à de nouvelles applications pratiques.

L’évolution biologique n’a pas l’habitude de produire des « designs » radicalement nouveaux, parce que la sélection naturelle ne s’opère généralement que sur des variantes qui ressemblent pratiquement à tous points de vue à leurs ancêtres. Les grandes ruptures évolutionnaires sont extrêmement rares car il y a très peu de chance que la transformation aléatoire d’un processus fondamental aboutisse à quelque chose de viable. Mais l’ingénierie intelligente est un processus beaucoup plus ciblé, qui fait que la création de nouvelles formes de vie utilisant des processus fondamentalement différents ne relève plus de l’impossible. Pendant la réunion, différents intervenants ont présenté toute une série de méthodes pour transformer les organismes fondamentalement, à de nombreux niveaux.

Par exemple, le système moléculaire qui gère le matériel génétique peut être modifié pour inclure des nucléotides synthétiques (élements de base de l’ADN et de l’ARN) et même les acides aminés nouveaux (composants des protéines). Les organismes qui en résultent peuvent avoir des caractéristiques nouvelles.

« La science frankesteinienne» a sans doute mauvaise réputation, mais elle peut également avoir des avantages concrets. Des bactéries modifiées qui produisent des molécules thérapeutiques sur demande – qui pourraient même suivre des instructions précises pour le faire – contribueront peut-être un jour à lutter contre bien des maladies. À titre d’exemple, les diabétiques pourraient un jour recevoir des implants qui mesurent le taux de glycémie, produisant de l’insuline uniquement lorsque celle-ci est nécessaire, éliminant ainsi le recours régulier aux piqûres aux doigts et aux injections d’insuline.

La modification des systèmes génétiques est en soi un exploit majeur mais, ainsi que l’ont démontré les participants à la réunion, la biologie de synthèse ne s’arrêtera pas là. Par exemple, de nouvelles voies métaboliques ont été conçues et construites pour produire de nouveaux composés. Il deviendra peut-être bientôt possible de concevoir de nouvelles voies métaboliques et d’optimiser des systèmes cellulaires tels que les systèmes immunitaires, pour produire de nouveaux composés et accomplir de nouvelles tâches.

Retrouvez les 38 vidéos de cette conférence sur la chaîne YouTube de l’IHES